En ce qui concerne la toxicité du papier journal évoquée par certains, il faut savoir qu'en Europe il n'est pas blanchi, ni au chlore ni au formol.

Les papiers recyclés sont désencrés avec de la soude caustique, du silicate de soude et des acides gras.

Les encres utilisées sont depuis plusieurs années fabriquées à base d'huile de soja, de lin, ou d'autres huiles alimentaires.

Elles contiennent toutefois une proportion de 0,2 à 0,5% de formol faisant office de conservateur. Ce formol est très volatile et s'évapore en très grande partie lors du séchage de l'encre.

Compte tenu du poids d'encre par rapport au papier, la quantité résiduelle de formol est pratiquement négligeable.

Il est à noter d'ailleurs que les boues de désencrage, qui représentent environ 500.000 tonnes de matières sèches par an en France, sont autorisées en épandage agricole comme amendement organique et calcique, ou utilisées en cimenterie, briqueterie ou autre. Elles contiennent essentiellement du carbonate de calcium, du talc et du kaolin.

En usage agricole, ce produit, dénommé "CALCICHAP" (certifié ISO 9001 et ISO 14001), est autorisé depuis 2006 en épandage de 20 tonnes à l'hectare, une fois tous les 5 ans.

Si le concentré de désencrage est aurorisé pour la culture, nous ne pensons pas qu'écologiquement, il y ait problème à utiliser des feuilles de papier journal dans le cadre du lombricompostage, surtout si vous faites le choix de privilégier les journaux provenant d'imprimeurs adhérents de la charte "Imprim'vert", et portant ce logo en première page.